Historique :

L'église de Sérénac de construction récente est dédiée à Saint Pierre-ès-Liens .Elle est située sur la place du village. Elle se signale par une flèche écrasée de 21 mètres de hauteur.

 

Extrait de l’ouvrage « Autour du Puy St Georges de M. Albert Besombes » :


L'EGLISE : Le 23 mai 1835, le Conseil de fabrique délibère sur l'état de l' église : toiture à réviser, recrépissage des murs intérieur et extérieur à refaire alors « qu’ils menacent ruine », nécessité d'agrandir l'église vu que la paroisse a été augmentée par la nouvelle circonscription d'un tiers du territoire, à savoir les villages de "Las Codios", de la "Grasse", de "Pécotte", de "Las Condamines", "de Salgues" et de la "Mélonié". Que la populations’est accrue d’environ un tiers. Vu que la dite paroisse de SERENAC est un point très central où se rendent avec affluence les habitants des paroisses voisines, ce qui empêche d’ assister aux offices avec recueillement etce qui occasionne de fréquents désordres. Et comme il n’y a aucun moyen d’agrandir l’église, demande à la commune à aviser aux moyens de faire ces réparations. vu qu'il n'est possible d'agrandir l'église sans empiéter sur le cimetière, les paroissiens demandent à la commune la construction d'une église neuve sur un emplacement à l'ouest du presbytère.

Le 17 Mai 1835, le conseil municipal prend en considération cette demande. Il se propose de construire une église neuve sur un emplacement à l’ouest du presbytère, l’actuelle ne pouvant être agrandie sur place sans prendre sur le cimetière qui l’entoure et qui est lui-même insuffisant. Il approuve les plans et devis du sieur François MARTY qui s'élèvent à 3 902.03 F. et demande subvention et autorisation d'une imposition extraordinaire.

Le 15 novembre 1837,il approuve les plans modificatifs dressés par M. Marieu, mais n’ayant pu obtenir les subventions espérées, ajourne leprojet.

Le 21 mai 1841, il choisit un troisième projet présenté par M. BELEVY, architecte départemental ; vote une imposition extraordinaire et un emprunt relai de 1 500.00 F.

Le 09 octobre 1842, le conseil de fabrique désigne BERAIL Joseph, curé et RAUCOULES François pour suivre les travaux de construction de la nouvelle église en accord avec M. CUQ Jean, Maire.

Le 1 er mai 1845, le conseil municipal met en demeure l'entrepreneur TESSONNIERES, de terminer les travaux et en particulier le clocher au cours du printemps. En fait les choses n'allèrent pas aussi vite puisque le 30 mai 1847, il délibérait pour autoriser l’entrepreneur à remplacer la pierre prévue, par des briques pour exécuter le tour des ouvertures du clocher.ils autorisent l'entrepreneur à remplacer la pierre prévue par des briques pour exécuter le tour des ouvertures du clocher.

La réception des travaux fut faite début 1849.

Le 29 juillet de cette même année, le conseil municipal faisait des réserves sur plusieurs articles : les contreforts couverts de briques et non des dalles prévues, 40 m3 de moëllons fournis par la commune et non déduits du décompte ; l'estimation des matériaux récupérés à l'ancienne église ramenée à 2 376 F. à 1 600 F. et 776 F. de frais de démolition et de transport non prévus au marché ; les fenêtres de la sacristie non ouvrantes et le bas des ouvertures laissant passer la pluie.

L'église neuve était donc à peine terminée, quand les hameaux de PECOTTE, SALGUES, LAS CONDOMINES etc ... qui avaient été détachés de la paroisse de FABAS vers 1803, au bénéfice de SERENAC, furent rendus à leur centre de culte primitif avec l'accord du conseil municipal de SERENAC, le 02 juin 1850.

Pendant un peu plus de cent ans, cet édifice fit l'objet de travaux d'entretien, en particulier en 1887, en 1897, en 1901 (pose de tirants pour consolider la base du clocher) en 1942 et 1948.

Le 15 décembre 1959, le conseil municipal décidait l'exécution de programmes de grosses réparations pour 14 404 NF : réfection de la toiture en tuiles neuves ; reprise des zingueries ; réfection des crépis extérieurs et divers travaux d'assainissement.

 

LE PRESBYTERE : Sérénac était pourvu d’un presbytère ancien, dont un texte des délibérations du Conseil de Fabrique de 1809 en fait remonter l’existence à partir de 1652 au moins. Il semblerait qu’il soit « passé entre les mailles » de l’administration révolutionnaire, peut-être grâce à M. J.L.Villeneuve de Colombars, curé et maire de l’époque. C’est ce local, qui devenu particulièrement vétuste, fut entièrement réaménagé en 1853.

Il a eue cette destination jusqu’en 1993-1994, date à laquelle il a été réaménagé en deux appartements.

 

LE CIMETIERE VIEUX : Il fut agrandi lors de la démolition de l’ancienne église. Il resta sur place, au milieu du village. Le projet de son déplacement fut étudié le 1er mars 1938, sur une parcelle que promettait de céder M. Roques : 1600m² pour 2000F. Les travaux d’aménagement furent retardés par les évènements jusqu’en 1952. Ils furent adjugés le 21 janvier de cette année, en deux lots : la maçonnerie à l’entreprise Moralès de Lescure pour un montant de 767 861F; la serrurerie à l’entreprise Vareilles d’Albi pour un montant de 56 034F.

En 1971, l’ancien cimetière était définitivement désaffecté, avec prélèvements méthodiques et transfert des restes au nouveau qui est lui, situé sur la route du Périé. En 1978, avec les enfants de l'école, cet espace situé au centre du village, en prolongement de la place publique, a été planté de chênes rouges. Une plaque de granit rose rappelle la vocation première de ce lieu.

 

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